SAINT REMY L'HONORE

LE VILLAGE/L'histoire du Village

L'histoire du Village

Saint Rémy l'Honoré a pris un saint comme patron

Chaque nom porté par un village est une indication sur ce qui l'a caractérisé quand il a été baptisé.

Ainsi Saint Rémy l'Honoré fait partie des 4452 communes de France (sur 36000 !) qui a pris un saint comme patron.

Et quel Saint : Saint Rémy Evêque de Reims - celui qui convertit et baptisa Clovis - Roi des Francs - ainsi que toute son armée.

Saint Rémy l'Honoré se situe dans la "couronne rurale" de la région Ile de France. Le patrimoine paysager, les cultures, les grands jardins, les espaces boisés sont des éléments forts de la commune.

La vallée, avec ses coteaux et ses buttes, est diversifiée par rapport aux écrans boisés et à la grande culture. Du fait de cette position escarpée et sinueuse, le village n'est jamais perçu dans son ensemble. L'habitat très ancien dans les hameaux, se trouve respecté par des murs naturels, ce qui donne à notre commune un caractère verdoyant.


L'existence historique de notre village remonte environ à l'an mil.

En venant s'installer au Château de Saint Léger, Hugues Capet encourage l'essartage ou le défrichage de notre région.

C'est ainsi qu'à travers plus d'un siècle, les terres sont progressivement cultivées, les fermes créées pour ressembler au paysage que nous connaissons aujourd'hui.

Tout le plateau a pourtant été occupé depuis au moins l'époque romaine, puisque nous trouvons en bordure de la forêt les restes d'un camp romain. Et, suivant la marche normale du peuplement d'une contrée, quand le soldat devient laboureur, il quitte le camp pour établir sa maison dans la plaine avoisinante.

Le chemin aux Boeufs, en limite sud de notre commune, est en réalité la voie romaine allant de Coronarias ou Coignières à Saint Léger par le bois de Hollande.

Au début du Moyen Age, les voies romaines de Chartres à Poissy et d'Orléans à Beauvais se croisent aux Mesnuls, à l'Ouest du bois des Plainvaux. Celles-ci sont défendues transversalement par une route très ancienne, la route des Cinq-Cents-Arpents, qui la met en communication avec Cernay et par son prolongement à l'ouest, nommée route Goron, avec Gambais.

Les historiens ont retrouvé dans un acte de donation de l'Yveline par Pépin le Bref en 768, l'existence d'un "mansus" mérovingien dénommé "alta bruyère". Néanmoins, rien ne subsiste de cette période sauf le nom, puisqu'il est repris par la Reine Bertrade, fille de Simon de Montfort, pour le prieuré qu'elle souhaite créer pour y recevoir des "personnes de tout âge et de toute condition".  

C'est donc pendant l'hiver 1112 qu'est décidé la création du prieuré de Haute-Bruyère 

Dans la deuxième moitié du XIII siècle, les états du diocèse de Chartres mentionnent que la paroisse de Saint Rémy compte soixante paroissiens et qu'elle est redevable d'une somme de vingt livres envers l'évêché et à la collation des religieuses de Haute Bruyère. C'est ainsi que les cultivateurs apportaient à la porte du couvent leur participation. Le porche d'entrée existe encore de nos jours. La coutume à voulu que la voie le desservant porte le nom de "rue des fourmis" en souvenir des innombrables mains qui y apportèrent le fruit de leur labeur.

Les soixante habitants sont employés l'été à l'agriculture. On les retrouve meuniers, bûcherons, et carriers l'hiver. Les femmes sont aussi aux champs l'été, elles filent le chanvre et ramassent le bois mort l'hiver destiné à la cuisine et au chauffage.

Au cours de la guerre de cent ans, toutes les cultures sont ravagées par les armées anglaises et celles du duc de Bourgogne qui campent aux abords du prieuré au lieu dit le camp des anglais. C'est la désolation dans tout le pays chartrain.


De la guerre de cent ans à 1900

C'est vers 1520 qu'une véritable reprise de la culture sur l'ensemble des terres essartées reprend.

Les grandes fermes  sont données par les seigneurs de Montfort au prieuré.
 
La vie dans le village s'ordonne, jusqu'à la révolution autour du couvent
Au XVIème siècle, 80 religieuses ainsi qu'une quarantaine de personnes chargées des occupations et artisanats variés résident à Saint Rémy.

Le 16 mars 1789, le curé de Saint Rémy, Robert Bouillery est convoqué à l'Assemblée de Monfort afin que soit pris à Bail les biens du couvent. Le 26 février 1790, tous les monastères sont fermés et les religieuses licenciées. Le 18 décembre 1792, an 1er de la république française mise en vente de tous les meubles.
Les fermes poursuivent leurs exploitations.  Les artisans s'installent autour de l'église ou dans les écarts. Le prieuré est démoli en 1794.

Il ne reste rien des locaux inadaptés voire insalubres situés face à la Mairie, dans lesquels se donne l'instruction de 1707 à 1880.

Le 3 octobre 1880 : inauguration de la mairie-école. Les élèves -17 garçons, 28 filles- y venaient à pied (3kms).

Au XIXè siècle une importante tuilerie existe, il n'en reste plus rien aujourd'hui.

Une vingtaine d'ouvriers est occupée aux carrières à grès à ciel ouvert, tandis que d'autres travaillent aux quatre moulins -Grand Moulin, Moulin de Bicherel, Moulin-Moulin, Petit Moulin- sur le ruisseau alimenté par les eaux de Coignières et de la fontaine des pères. Leurs activités cessent à la fin du XIXème siècle. 

Un pressoir ambulant pour faire la boisson de l'année ainsi qu'une machine à battre dite "trepigneuse" va dans toutes les maisons.

En 1869 on compte 394 habitants, en 1899, 376.


Les Maires de Saint Rémy L'Honoré depuis 1792

1792      -     1795        Etienne LEGRAND
1795      -     1797        François MONDION
1797      -     1798        Jean-Jacques PERON
1798      -     1814        François MONDION
1814      -     1815        Philippe BELLAN
1815      -     1818        Guillaume GOUPY
1818      -     1823        Louis LEGRAND
1823      -     1826        Louis ETASSE
1826      -     1848        Jean-François MONDION
1848      -     1855        Jean-Baptiste ROSE
1855      -     1860        Jean-Baptiste BEAUJEAN
1860      -     1865        Auguste BIGNAULT
1865      -     1872        Louis HEBERT
1872      -     1894        Michel ALEXANDRE
1894      -     1908        Pierre BOURDON
1908      -     1925        Firmin VALET
1925      -     1931        Emile CLERICE
1931      -     1935        Charles MARILLER
1935      -     1937        Emile ROY
1937      -     1940        André BESCHE
1940      -     1941        Thierry FAVIER
1941 (mars à nov)        François BESSOULE
1941      -     1942         Louis RENAULT
1942      -     1944         Georges CARLES
1944      -     1945         Rémy THIBAULT
1945      -     1952         Charles MARILLER
1952      -     1959         Rémy THIBAULT
1959      -     1971         Maurice LE CONTELLEC
1971      -     2001         Clarisse LEBEL
2001      -     2014         Jean-Pierre SIMONIN
2014      -                     Toine BOURRAT      


Blason de Saint Rémy l'Honoré

Le nouveau blason de la commune a été inauguré le samedi 30 novembre 2013 sous le haut patronage de Monsieur Larcher, sénateur des Yvelines, ainsi que Messieurs Poisson, Député et GUERZA, sous préfet de Rambouillet.
Notre nouveau blason, marquant notre identité lors de notre entrée dans la communauté de communes Coeur d'Yvelines, s'exprimera ainsi :

"A la fasce d'azur chargée de 3 croisettes d'or, écartelé au premier quartier d'or d'un lion de gueules, au deuxième quartier de sinople à 3 épis de blé en pal , au troisième quartier à 3 feuilles de chêne en pal et au quatrième quartier d'or à roue de gueules".

La forme de l’écu de Saint Rémy l’Honoré correspond à l’écu de France du XVIIIème siècle. Les couleurs, peu nombreuses, utilisées dans le blason, sont appelées des « émaux ».
• Le rouge : dit de gueules
• Le bleu : dit d’azur
• Le vert : dit de sinople
• Le pourpre L’or (jaune) et l’argent (blanc) sont considérés comme des métaux.